Vers 1894, ce site d’exception, offrant l’une des plus belles vues de Reims, inspira la création d’un lieu pensé comme un écrin intime, dédié à l’enfance de Louise, future marquise de Polignac. Ce rêve fut confié à Charles Dauphin, qui y dessina les lignes d’une demeure fastueuse, lovée dans un parc de sept hectares, façonné par le talent d’Édouard André. Tirant parti des courbes et du dénivelé du terrain, le paysagiste composa de subtiles perspectives, ouvrant, entre les frondaisons, des visions sur la basilique Saint-Remi et la cathédrale. Ce jardin devint alors une invitation à l’évasion, un théâtre de découvertes. Dès 1918, sous l’égide de l’architecte-paysagiste marnais Édouard Redont, le parc gagna encore en grâce.
Jusqu’à présent, seul le coeur du Domaine Les Crayères, autour du médaillon central, était aménagé. Les abords du Château et du Cottage ont été magnifiés par près de 10 000 fleurs fraîches, créant une lisière végétale structurée et accueillante. Selon Thomas Secondé, architecte-paysagiste, le projet de la Brasserie Le Jardin a marqué un tournant : « Ce projet a permis de renouer une première fois avec la lecture initiale du parc. Les aménagements paysagers ont respecté sa configuration boisée afin de créer une ambiance intimiste et naturelle, tout en restant soignée. Aujourd’hui, le restaurant affirme son identité grâce à des massifs fleuris, des haies et des coussins d’arbustes persistants taillés, fidèles à l’agencement historique ». Cependant, un trésor demeurait en contrebas : des vestiges tels que la cascatelle, la grotte ou encore le tracé de l’ancien lac, dissimulés par le lierre. Cette richesse patrimoniale sera remise à l’honneur en 2026, pour une découverte complète du Domaine, au plaisir des hôtes comme des Rémois.
Ces travaux visent à renouer pleinement avec l’identité originelle du parc. L’architecte-paysagiste insiste sur l’importance de respecter « le tracé et les intentions originelles d’Édouard André ». L’implantation des nouvelles bâtisses dans le plus pur style Mansart – L’Orangerie, La Folie et le spa – a ainsi été dictée par la structure initiale du site, avec la volonté d’un impact architectural quasi nul, où les jardins constituent le lien entre chaque villa. Les allées s’articuleront pour créer des promenades dans le « style paysager » classique, déployées entre lisières et clairières. Le point d’orgue de ce projet est la remise en eau du lac. Cette pièce d’eau de près de 2 000 m² deviendra le coeur battant du Domaine, où le spa puisera son inspiration. Le jardin alpin sera recréé comme autrefois, tandis que L’Orangerie offrira une vue splendide sur le médaillon central. En bordure du lac, La Folie promet une expérience inédite au sein de la Cité des Sacres.
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